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Illustration de la mascotte du Fécampois devant l’Espace Henri-Dunant, soutenant les actions de Vivre en Transition à Fécamp.

Je voudrais présenter à ceux qui ne connaissent pas encore Vivre en Transition à Fécamp une association qui cherche à transformer les préoccupations écologiques et sociales en actions locales. Je me suis intéressé à sa démarche et j’ai essayé de participer à un jardin collectif. Cette activité ne correspondait finalement ni à mes capacités physiques ni à mes goûts. Je n’ai pas pris part aux autres projets présentés dans cet article, mais leur diversité mérite d’être connue. Mon propre chemin m’a conduit vers la pêche, le ramassage des mégots et une marche hebdomadaire de 10 000 pas proposée par Le-Fecampois.fr.

Vivre en Transition à Fécamp : agir localement depuis 2020

L’histoire de l’association commence à la fin du printemps 2020. Après le premier confinement, des habitants de Fécamp Caux Littoral et des environs décident de ne plus rester spectateurs des crises écologiques et sociales. Ils souhaitent apporter des réponses concrètes à l’échelle d’une rue, d’un quartier, d’une ville et de son territoire.[1]

Leur constat dépasse la seule question du climat. Ils s’intéressent aussi à la raréfaction des ressources, à la disparition de la biodiversité, aux inégalités, à l’isolement et à la dépendance envers des systèmes de production éloignés.

Vivre en Transition à Fécamp cherche ainsi à rendre les grands enjeux écologiques compréhensibles et accessibles à l’échelle locale. L’objectif n’est pas seulement d’alerter. L’association veut expérimenter des solutions, transmettre des connaissances et créer des habitudes plus soutenables.

Son site présente aujourd’hui six grands domaines d’action : Mon quartier régénère, Énergie-Low tech, Sensibilis’action, la Cuisine dé-Branchée, les événements et la communication.[2] Des projets consacrés à la biodiversité complètent désormais cet ensemble.

Je précise dès le départ que je n’ai pas participé à toutes ces activités. Je les présente à partir des informations publiées par l’association. Mon expérience personnelle se limite à une tentative dans un jardin participatif et à la réflexion que cette expérience a provoquée.

Une association qui préfère montrer plutôt que seulement expliquer

L’un des intérêts de la démarche tient à sa volonté de passer rapidement de la théorie à la pratique. Au lieu de parler uniquement de sobriété énergétique, les bénévoles montrent des fours solaires, des marmites norvégiennes ou des poêles efficaces. Au lieu de présenter la biodiversité comme une notion lointaine, ils proposent des refuges pour les hérissons, des nichoirs et des plantations adaptées.

Cette manière de travailler peut toucher des habitants qui ne se reconnaissent pas dans les discours trop techniques ou culpabilisants. Une personne comprend souvent mieux une solution lorsqu’elle peut la voir fonctionner, poser des questions et rencontrer quelqu’un qui l’a déjà testée.

L’association relie aussi les questions environnementales à la vie sociale. Un jardin devient un lieu de rencontre. Une cuisine mobile permet de partager un repas. Un atelier réunit des personnes autour d’un problème commun. La transition n’apparaît plus seulement comme une série de sacrifices, mais comme une manière différente d’organiser certaines activités du quotidien.

Cette approche ne signifie pas que toutes les propositions conviennent à tout le monde. Elle offre plutôt plusieurs portes d’entrée, selon les goûts, les compétences et la disponibilité de chacun.

Mon quartier régénère : les jardins de Vivre en Transition à Fécamp

Mon quartier régénère constitue l’un des principaux projets de Vivre en Transition à Fécamp. Il associe jardinage collectif, récupération d’invendus, cuisine, compostage, éducation au vivant et animation des quartiers.[3]

Le projet ne vise pas seulement à produire des légumes. Il cherche aussi à favoriser le lien entre les habitants, à améliorer l’accès à une alimentation de qualité et à reconnecter les personnes avec les saisons, le sol et la biodiversité.

Les bénévoles peuvent notamment récupérer des fruits et légumes invendus, les transformer lors d’ateliers de cuisine, créer des potagers avec les habitants et valoriser les biodéchets par le compostage. Les activités s’adaptent aux quartiers et aux partenaires, avec des événements ponctuels ou des animations régulières.

L’association intervient dans différents secteurs de Fécamp avec des bailleurs sociaux, des écoles et des structures locales. Les actions peuvent comprendre des jardins partagés, des chantiers collectifs, des ateliers avec les enfants, des temps festifs ou des aménagements favorables au vivant.[3]

Les jardins de Vivre en Transition à Fécamp servent donc autant à cultiver des relations qu’à faire pousser des plantes. Ils deviennent des lieux d’apprentissage, de coopération et d’expérimentation.

Pourquoi le jardin participatif ne me correspondait pas

C’est par ce type de projet que j’ai essayé de me rapprocher de l’association. Sur le papier, le jardin participatif réunissait plusieurs choses positives : une activité locale, un contact avec les habitants, une petite production alimentaire et la possibilité de participer à un projet utile.

La réalité m’a obligé à regarder honnêtement mes capacités. Jardiner demande de se pencher, de travailler la terre, de porter du matériel, d’entretenir les plantations et de répéter régulièrement certains gestes. À mon niveau de condition physique, ces efforts devenaient rapidement difficiles.

La question physique n’explique pas tout. Je dois également reconnaître que le jardinage ne me plaisait pas vraiment. Je ne ressentais pas suffisamment de plaisir à semer, désherber, surveiller les cultures et attendre les récoltes pour compenser l’effort demandé.

Mon passage auprès de Vivre en Transition à Fécamp m’a ainsi permis de comprendre qu’une action utile ne convient pas forcément à toutes les personnes. Reconnaître cela ne revient pas à mépriser le projet. C’est simplement accepter qu’un engagement durable doit correspondre un minimum aux capacités et aux goûts de celui qui le porte.

Continuer uniquement par culpabilité aurait sans doute conduit à un abandon plus tardif, accompagné de davantage de fatigue et de frustration.

Faire pousser des légumes n’était pas mon urgence principale

Je bénéficie de l’aide alimentaire des Restos du Cœur. Les questions d’alimentation et de précarité ne sont donc pas abstraites pour moi. Je sais l’importance d’une aide qui permet de disposer de produits lorsque les ressources financières restent limitées.

On pourrait penser que cette situation aurait dû me pousser à cultiver moi-même mes légumes. Dans l’absolu, l’idée semble logique. Dans la pratique, quelques plantations n’auraient pas résolu l’ensemble de mes besoins alimentaires. Elles m’auraient surtout imposé une activité que je trouvais difficile et peu motivante.

Je me suis alors fait une réflexion volontairement directe : étant aidé pour me nourrir, je risquais davantage de mourir d’une crise cardiaque que de mourir de faim.

Cette formule relève de mon humour et de mon propre constat, pas d’un diagnostic médical. Elle traduit néanmoins une hiérarchie réelle dans mes priorités. J’avais surtout besoin de bouger davantage, de travailler mon endurance et de retrouver progressivement une meilleure condition physique.

Renoncer au potager ne signifiait donc pas renoncer à l’écologie ou à l’engagement citoyen. Cela signifiait chercher une activité plus cohérente avec ma situation.

La biodiversité selon Vivre en Transition à Fécamp

En 2026, l’association a lancé une communauté de Semeurs et Semeuses de biodiversité. Le projet s’adresse aussi bien aux personnes qui possèdent un jardin qu’à celles qui disposent seulement d’un balcon, d’une cour ou d’un petit espace au pied d’un immeuble.[4]

Les participants peuvent apprendre à construire des abris pour les hérissons, installer des nichoirs, favoriser les plantes locales ou créer des passages permettant aux petits animaux de circuler entre les jardins.

Le premier atelier consacré aux hérissons a réuni 47 personnes selon l’association. La communauté prévoit également des visites de jardins, des chantiers collectifs et des moments conviviaux consacrés au partage des connaissances.[4]

Avec ces initiatives, Vivre en Transition à Fécamp montre que la protection de la biodiversité ne dépend pas uniquement de grands espaces naturels. Quelques mètres carrés peuvent déjà servir de refuge aux oiseaux, aux insectes pollinisateurs et aux petits mammifères.

L’association a aussi proposé des promenades autour des plantes sauvages présentes dans les rues et un atelier de construction de cabanes vivantes en saule à la résidence Saint-Benoist.[5] Ces activités replacent la nature au milieu de la ville, plutôt que de la cantonner aux campagnes ou aux réserves naturelles.

Apprendre dehors avec les enfants

Mon quartier régénère comprend également des activités destinées aux écoles et aux jeunes habitants. Le jardin peut servir à observer les insectes, suivre les saisons, découvrir la croissance des plantes ou comprendre le rôle du compost.

L’association accompagne notamment une démarche d’aire éducative. Les enfants participent à l’observation d’un terrain, à la réflexion sur son aménagement et à la protection du vivant.[6]

Cette manière d’apprendre possède un intérêt évident. Un enfant retiendra probablement mieux le rôle d’un insecte, d’un sol vivant ou d’un abri lorsqu’il l’aura observé directement.

Les projets mêlent parfois jardinage, expression artistique, construction et coopération. L’enfant ne reçoit pas seulement une leçon sur l’environnement. Il participe à un espace réel et voit évoluer le résultat de ses choix.

Je n’ai pas pris part à ces activités pédagogiques, mais elles illustrent bien la logique de l’association : permettre aux habitants, y compris les plus jeunes, de devenir acteurs plutôt que simples spectateurs.

Énergie et low-tech : consommer moins et autrement

Le groupe Énergie-Low tech travaille autour de trois grands principes : la sobriété, l’efficacité et la production d’énergies renouvelables.[7]

La sobriété consiste à éviter certaines consommations inutiles. L’efficacité vise à obtenir le même résultat avec moins d’énergie. Les énergies renouvelables viennent ensuite répondre aux besoins qui restent nécessaires.

Les bénévoles organisent des groupements citoyens d’achat, notamment autour de panneaux solaires photovoltaïques, de tubes de cuisson et de systèmes de stérilisation solaire. Ces groupes permettent de partager les informations, les difficultés et les retours d’expérience.

L’association cherche également à comprendre les obstacles rencontrés par les habitants : coût, manque d’artisans, absence de connaissances techniques, peur de faire une erreur ou difficulté à choisir le bon équipement.

Vivre en Transition à Fécamp ne traite donc pas seulement de production d’électricité. L’association parle aussi de réparation, d’autoconstruction, de matériaux simples et d’outils qui demandent peu d’énergie.

Ses ateliers et conférences ont notamment abordé les fours solaires, les séchoirs, la terre crue, les poêles dragons, les poêles de masse et les marmites norvégiennes.[7]

La Cuisine dé-Branchée de Vivre en Transition à Fécamp

La Cuisine dé-Branchée est une cuisine itinérante conçue autour des principes low-tech. L’association la présente comme autonome, fondée sur des énergies renouvelables, des solutions simples et réparables, ainsi que des matériaux largement issus du réemploi.[8]

Elle peut assurer des prestations lors d’événements avec des produits locaux, biologiques et de saison. Elle sert également de support à des ateliers consacrés à la marmite norvégienne, au séchoir solaire et au rocket stove.

Le principe consiste à montrer que préparer un repas mobilise de l’énergie, de l’eau et des ressources. Une cuisson plus sobre ou un outil bien conçu peut réduire cette consommation sans empêcher de cuisiner correctement.

L’association propose aussi des stages de fabrication. Le participant peut ainsi repartir avec une compréhension concrète de l’objet, voire avec un équipement qu’il a contribué à construire.

La Cuisine dé-Branchée illustre particulièrement bien la méthode de Vivre en Transition à Fécamp : montrer une alternative en fonctionnement plutôt que rester dans la théorie.

Je n’ai pas cuisiné avec cette installation et je ne peux donc pas juger personnellement son usage. Son intérêt tient surtout à sa capacité à réunir alimentation, énergie, réemploi et convivialité dans un même projet.

Sensibilis’action : comprendre avant de demander d’agir

Avec Sensibilis’action, l’association propose des ateliers coopératifs de deux ou trois heures aux habitants, entreprises, collectivités, bailleurs sociaux et autres organisations.[9]

L’objectif consiste à expliquer les enjeux environnementaux, puis à aider les participants à identifier des solutions adaptées à leurs contraintes. L’association insiste sur une sensibilisation sans culpabilisation.

Les ateliers annoncés comprennent notamment :

  • la Fresque du climat ;
  • Inventons nos vies bas carbone ;
  • la Fresque de la renaissance écologique ;
  • la Fresque Agri’Alim ;
  • la Fresque de la mobilité.

Des versions destinées aux enfants et un atelier autour de la cuisine solaire complètent l’offre.[9]

Ces rendez-vous utilisent des jeux collaboratifs, des discussions, des mini-conférences et des outils d’intelligence collective. Une organisation peut aussi demander un accompagnement pour construire une feuille de route ou faire émerger des écogestes adaptés à son activité.

Cette démarche répond à un problème réel : il est difficile de changer ses habitudes lorsqu’on ne comprend ni l’origine du problème ni l’efficacité des différentes solutions.

Les événements de Vivre en Transition à Fécamp

Le groupe Événements organise ou coorganise des festivals, tables rondes, ciné-débats, lectures, conférences et rencontres autour de la transition écologique et sociale.[10]

Ces rendez-vous permettent de toucher des personnes qui ne souhaitent pas forcément devenir immédiatement bénévoles ou adhérentes. On peut commencer par assister à une démonstration, écouter une conférence ou découvrir un équipement.

En 2026, l’agenda a notamment annoncé une Fête SolAir, un atelier de fabrication de marmite norvégienne, une participation au Trophée Vhélio, des rencontres autour des plantes sauvages urbaines et des conférences consacrées au poêle de masse.[5]

Les événements de Vivre en Transition à Fécamp permettent ainsi aux habitants d’aborder ces sujets de manière ponctuelle, conviviale et accessible.

Ils servent aussi à réunir plusieurs acteurs du territoire. Une association ne possède pas toutes les compétences. Les rencontres favorisent donc le partage d’expériences entre habitants, techniciens, producteurs, collectivités et autres collectifs.

La communication pour rendre les initiatives visibles

La communication paraît parfois moins concrète que le jardinage ou la construction d’un appareil solaire. Pourtant, une activité inconnue du public risque de rester limitée à un petit cercle.

Le groupe Communication prépare les annonces, produit des articles, réalise des photographies et alimente le site, la newsletter et les réseaux sociaux. Il contribue aussi aux relations avec les médias locaux.

Faire connaître Vivre en Transition à Fécamp permet de rendre visibles des actions qui resteraient autrement confinées aux personnes déjà proches de l’association.

Cette fonction m’intéresse particulièrement parce qu’elle rejoint une partie de mon propre travail avec Le-Fecampois.fr. Je souhaite moi aussi valoriser les initiatives locales, expliquer leur fonctionnement et montrer ce qu’elles peuvent apporter au territoire.

Le Fécampois doit conserver son indépendance et ne pas devenir le support officiel d’une seule association. Il peut néanmoins présenter les projets sérieux qui existent déjà et permettre aux habitants de mieux les connaître.

Une association reliée aux acteurs locaux

Vivre en Transition travaille avec plusieurs acteurs du territoire. Son site cite notamment la Ville de Fécamp, Fécamp Caux Littoral Agglo, la MJC, l’Université libre et populaire, E-Caux Mobilité, Fécamp Plus et Artisans du Monde.[11]

Ces partenariats peuvent apporter des locaux, des compétences, un accès aux habitants ou un soutien matériel. Ils permettent aussi de relier les questions environnementales à l’éducation populaire, à la mobilité, à la vie des quartiers et à l’action sociale.

L’association coopère également avec des bailleurs sociaux pour développer certains projets dans les résidences. Les jardins, le compostage et les aménagements en faveur de la biodiversité entrent alors directement dans le cadre de vie quotidien.

Vivre en Transition a par ailleurs rejoint en 2025 le réseau 1 % for the Planet, ce qui la rend éligible au mécénat d’entreprises membres de ce mouvement.[12]

Ces relations ne signifient pas que chaque partenaire approuve ou finance toutes les activités. Elles montrent surtout que la transition locale repose sur un réseau plutôt que sur une structure isolée.

Une gouvernance qui cherche à partager les décisions

L’association organise une partie de ses activités en groupes de travail appelés « pétales ». Chaque pétale se concentre sur un domaine tout en restant relié au projet général.

Un conseil collégial assume les responsabilités légales, administratives et financières. Il représente également l’association et veille au respect de son projet.[13]

La gouvernance s’inspire de la sociocratie. Cette méthode cherche à donner davantage de place à la discussion, au consentement et à l’intelligence collective qu’un fonctionnement strictement vertical.[14]

Sur le papier, l’objectif consiste à permettre aux membres d’agir avec davantage d’autonomie tout en maintenant une cohérence entre les différents projets.

Je n’ai pas participé à ces instances et je ne peux donc pas juger leur fonctionnement réel de l’intérieur. Je présente uniquement le modèle décrit publiquement par l’association.

Il reste intéressant de constater que la transition concerne aussi la manière d’organiser un collectif, et pas seulement les légumes, l’énergie ou les déchets.

Ce que je retiens de Vivre en Transition à Fécamp

Même si je n’ai pas participé à la plupart des projets de Vivre en Transition à Fécamp, leur diversité m’a aidé à réfléchir à la forme d’engagement qui pouvait réellement me convenir.

Tout le monde n’a pas besoin de cultiver un potager, de construire un poêle, d’animer une fresque ou de participer à un festival. Une personne peut partager les préoccupations générales de l’association sans trouver sa place dans chacune de ses activités.

Je retiens surtout la volonté de partir du terrain. Un enjeu mondial devient plus facile à comprendre lorsqu’on observe un composteur, un jardin, un appareil solaire ou un refuge pour hérisson.

Je retiens également que l’écologie fonctionne mieux lorsqu’elle s’accompagne de convivialité et de lien social. Les gestes techniques ne suffisent pas toujours. Les personnes ont aussi besoin de se rencontrer, de partager leurs essais et de sentir qu’elles ne doivent pas tout résoudre seules.

Enfin, mon expérience m’a montré l’importance d’accepter ses limites. Une activité peut être excellente et ne pas me convenir. L’essentiel consiste alors à ne pas confondre l’abandon d’une tâche avec l’abandon de toute volonté d’agir.

La pêche, une activité qui me correspond davantage

Après avoir renoncé au jardin participatif, j’ai décidé de consacrer davantage de temps à la pêche. Elle ne répond pas exactement aux mêmes objectifs qu’un potager, mais elle correspond mieux à mes goûts et à mon rapport à Fécamp.

La pêche me pousse à sortir, à marcher, à porter un peu de matériel et à observer la mer. Elle oblige à tenir compte du vent, des marées, de la météo et des mouvements du littoral.

Elle me rapproche ainsi de l’identité maritime de Fécamp. Elle transforme la mer en milieu vivant plutôt qu’en simple paysage.

Une sortie ne garantit évidemment aucune prise. Il faut aussi respecter les tailles minimales, les périodes de protection et les règles applicables aux différentes espèces.

Surtout, cette activité me donne envie de quitter mon domicile. Cette motivation compte beaucoup. Une activité parfaite en théorie, mais rapidement abandonnée, produit moins qu’une pratique raisonnable que l’on attend avec plaisir.

Mes actions citoyennes passent désormais par Le-Fecampois.fr

J’ai choisi de concentrer une partie de mon engagement sur le ramassage des mégots et des petits déchets. Cette action correspond davantage à mes capacités et produit un résultat immédiatement visible.

Elle me permet de marcher à mon rythme, d’observer les rues et de repérer des problèmes concrets : cendriers qui débordent, mégots posés sur les poubelles, déchets entraînés vers les caniveaux ou accumulation autour de certains lieux de passage.

Ces collectes constituent désormais une initiative du blog citoyen Le-Fecampois.fr. Elles ne sont pas organisées par Vivre en Transition et je souhaite éviter toute confusion sur ce point.

Elles ont lieu chaque samedi à 14 h 30, avec un rendez-vous devant les statues de la place de l’Éclipse. Je maintiens l’action même lorsque personne ne se présente.

La présence d’autres participants permettrait néanmoins de couvrir davantage de terrain, de répartir le parcours et de rendre le moment plus convivial.

Une marche de 10 000 pas au départ de l’abbatiale

Le deuxième rendez-vous proposé par Le-Fecampois.fr est une marche bien-être de 10 000 pas. Elle part de l’abbatiale de la Sainte-Trinité tous les mardis à 14 heures.

Il ne s’agit ni d’une course ni d’un groupe réservé aux personnes déjà sportives. L’objectif consiste à marcher régulièrement, à retrouver progressivement du souffle et à créer un rendez-vous simple dans Fécamp.

Je commencerai probablement seul. Les initiatives locales mettent parfois du temps à trouver leur public. Certaines personnes peuvent être intéressées tout en hésitant à venir dès le premier rendez-vous.

J’espère être rejoint par des habitants qui souhaitent retrouver une meilleure condition physique. Une personne en surpoids, âgée ou éloignée du sport peut craindre de ne pas suivre un groupe classique. Cette marche doit justement permettre une progression sans jugement.

Les 10 000 pas donnent une direction, mais chacun doit pouvoir avancer selon ses capacités. Une personne qui ne réalise pas toute la distance dès la première sortie n’a pas échoué.

Trouver une action que l’on peut réellement poursuivre

Mon passage par le jardin participatif m’a appris qu’une bonne cause ne suffit pas à rendre une activité adaptée.

J’aurais pu continuer quelques semaines uniquement pour rester cohérent avec l’idée d’engagement écologique. J’aurais probablement fini par abandonner en silence, avec davantage de fatigue et l’impression d’avoir échoué.

La pêche, la marche et le ramassage des mégots correspondent mieux à ma situation actuelle. Elles me permettent de sortir, de bouger, d’observer Fécamp et de contribuer à mon niveau.

Le blog ajoute une autre forme d’action. Écrire demande moins d’efforts physiques, mais exige de rechercher, de vérifier, de publier régulièrement et de présenter clairement le travail des acteurs locaux.

Vivre en Transition à Fécamp m’a finalement rappelé qu’il n’existe pas une seule bonne manière de contribuer à la vie du territoire.

Je ne cultiverai probablement pas beaucoup de légumes et je ne construirai peut-être jamais de four solaire. En revanche, je peux marcher, ramasser, pêcher, observer et écrire.

Mon parcours ne reproduit pas celui de Vivre en Transition à Fécamp, mais il rejoint une idée essentielle : agir avec les moyens dont on dispose et choisir une action que l’on pourra réellement poursuivre.

Sources factuelles

L’association explique s’être constituée à partir d’habitants réunis au printemps 2020 pour apporter des réponses locales aux enjeux écologiques et sociaux.

Les actions officielles comprennent Mon quartier régénère, Énergie-Low tech, Sensibilis’action, la Cuisine dé-Branchée, les événements et la communication.

Mon quartier régénère associe potagers, récupération d’invendus, cuisine collective, compostage, projets scolaires et vie de quartier.

La communauté des Semeurs et Semeuses de biodiversité propose des refuges, nichoirs, visites et chantiers favorables au vivant.

L’agenda 2026 documente notamment la Fête SolAir, les marmites norvégiennes, le Trophée Vhélio, les plantes sauvages urbaines et les cabanes en saule.

L’association présente ses partenaires locaux et indique que sa gouvernance s’inspire de la sociocratie, avec un conseil collégial.

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Auteur/autrice

michael@le-fecampois.fr

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